Les œuvres présentées ici font partie de l’exposition « Transgression » à la Citadelle de Doullens.
Lorsqu’on sort du bâtiment du Mitard, on découvre en suspension sur le mur du premier étage (non accessible) une femme-hybride composée d’un torse-cage-à-oiseaux. « La Pupille » (photos 1 à 3), qu’on doit à Bom.K, évoque le Liberté et l’Amour.
Trois autres œuvres de Bom.K sont à découvrir dans le bâtiment.
Dans une cellule, quatre portes ont été posées contre un mur, et peintes par l’artiste. « Par Amour et Trahison » (photos 5 à 8) nous plonge dans le désespoir avant le départ pour la punition.
Dans la coursive, on peut trouver une jeune femme dont les pieds s’enfoncent dans un sol meuble. « Sur le Chemin vers un Calme profond » (photos 9 et 10) nous plonge dans l’instant avent le « Vide », les ténèbres, la solitude, le silence, la finitude engendrant à la fois crainte et passion, et une immense déstabilisation.
Dans une autre cellule, Bom.K s’est associé à Alberto Ruce et La Rouille pour peindre deux grands murs qui se font face (photos 11 à 16). Cette allégorie qui a pour titre « Papillons de Nuit » à pour fil directeur une Clef, une Clef qu’on ne peut attraper car enfermé dans une camisole, mais une Clef qu’on peut arriver malgré tout à saisir pour retrouver la Liberté. Une évocation d’Albertine Sarrazin condamnée en 1953 à la prison pour hold-up à main armée, qui passera plusieurs mois à la Citadelle de Doullens et s’échappera en avril 1957. Elle s'évade en sautant d'un bastion d'une hauteur de dix mètres et se brise l'astragale. L’astragale qui deviendra en 1964 le roman autobiographique qui connut un joli succès.